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Cette
semaine de retraite, à laquelle ont participé deux
cent cinquante personnes, a été rythmée par
des temps de méditation et d'enseignements. La méditation
y a tenu une large place puisque quatre sessions étaient
proposées chaque jour, dirigée par Oumzé Nyima,
moine d'un monastère de Shérab Gyaltsen Rinpoché.
Les enseignements constituaient le cur de cette retraite avec
la transmission d'extraits du "Mani Kaboum" par Shérab
Gyaltsen Rinpoché et les après-midi étaient
consacrés à la transmission du commentaire "Continuelle
ondée pour le bien des êtres" par lama Puntso.
Ce commentaire de la pratique de Tchenrézi a été
composé par le 15e Karmapa Kakyab Dordjé et traduit
en français par droupeun Yéshé Nyingpo. Lama
Puntso s'est également appuyé sur des instructions
orales de Guendune Rinpoché.
Shérab
Gyaltsen Rinpoché a enseigné tous les matins. Ce maître
a une profonde expérience du sens de l'amour et de la compassion,
essence même de Tchenrézi, et une grande influence
spirituelle qui prend place au-delà des mots et vient nourrir
notre pratique.
Le
"Mani Kaboum", recueil d'histoires symboliques sur Tchenrézi,
a été écrit par le roi Songtsen Gampo, celui-là
même qui introduisit le bouddhisme au Tibet. Ce texte, réputé
pour contenir les 100 000 instructions sur le mantra de Tchenrézi,
est l'expression de la réalisation de ce grand accompli.
Parmi les extraits transmis figurent les histoires de l'apparition
des corps, parole et activité éveillés de Tchenrézi,
ainsi que les instructions données par le roi Songtsen Gampo
à son entourage et notamment à la reine.
Temps fort de cette retraite, l'initiation de Tchenrézi conférée
par Shérab Gyaltsen Rinpoché a particulièrement
touché les pratiquants réunis sous la rotonde.
En
conclusion de son enseignement, Rinpoché nous a donné
un extrait des instructions à la reine, dont voici un résumé.
Quelle
est la vue de Tchenrézi ?
C'est une vision parfaitement impartiale, libre des deux extrêmes,
l'éternalisme et le nihilisme. Elle est également
libre de saisie sur ce qui nous semble exister ou pas, être
permanent ou non.
Quelle est la pratique de Tchenrézi ?
C'est la méditation, l'union de la manifestation et de la
vacuité.
Quelle est la conduite à suivre pendant la pratique de
Tchenrézi ?
Au niveau relatif, c'est développer la compassion envers
tous les êtres ; au niveau ultime, c'est demeurer sans jugement
par rapport à ce qui s'élève.
Quel est le fruit de la pratique de Tchenrézi ?
Le résultat suprême est la réalisation de notre
nature indifférenciée de Tchenrézi.
Quel est le samaya (lien initiatique) lié à Tchenrézi
?
C'est développer l'amour et la compassion envers tous les
êtres.
Quelle est l'activité de Tchenrézi ?
C'est donner à chaque être l'enseignement approprié
qui lui permet de parcourir le chemin de l'éveil.
Dans
la post-méditation, quel que soit le lieu où l'on
se trouve, il faut imaginer que c'est la terre pure de Tchenrézi
; quelle que soit la maison où l'on se trouve, il faut imaginer
que c'est le palais de la divinité ; quoi que nous fassions,
il faut imaginer notre corps et celui de tous les êtres comme
étant le corps de la divinité. Quels que soient les
sons que nous percevons, il faut les imaginer comme étant
le son du mantra de six syllabes. Quelles que soient les pensées
qui s'élèvent, il faut imaginer que c'est l'esprit
de Tchenrézi.
Toutes
les instructions essentielles pour donner sens au précieux
corps humain sont données ici. Les mettre en pratique avec
assiduité et confiance mène à la réalisation
de l'éveil, il n'y a aucun doute à avoir.
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