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Q
- Rinpoché, beaucoup de gens croient que, pour pratiquer
le dharma, il faut être moine. Qu'en pensez-vous ?
R - Nous ne souhaitons pas que tous ceux qui pratiquent le
dharma deviennent des moines et des moniales. Pourquoi faire ? Ce
que nous voulons, c'est créer des conditions qui permettent
à ceux qui le souhaitent de recevoir les enseignements de
Bouddha : une personne les donnant à des millions.
Notre intention n'a jamais été d'établir ici,
en Dordogne, un monastère qui serait réservé
aux seuls moines et moniales. Nous ne tenons pas à recréer
la structure des monastères chrétiens, absolument
pas. Les enseignements et les cours y seront dispensés à
tous, moines et laïcs.
Dans le bouddhisme, l'important n'est pas que les disciples entrent
dans une structure monastique, mais qu'ils suivent la voie. On devient
moine afin d'avoir une plus grande opportunité de pratiquer
le dharma.
Moine veut dire : celui qui a abandonné travail, famille
etc. et qui se consacre essentiellement à la pratique. C'est
cela être moine. C'est un choix personnel, il ne faut pas
en faire une règle, une institution, et nous n'avons nullement
l'intention d'établir une telle règle ici. Il y a
déjà une structure monastique mais elle n'est pas
exclusive, et dans l'avenir, les laïcs continueront à
jouer le même rôle. Il en sera comme maintenant, laïcs
et moines participeront ensemble au développement du dharma.
Au Tibet, les monastères étaient ouverts à
tous. Si parmi les gens qui venaient, certains voulaient rester
définitivement au monastère pour pratiquer, ils devenaient
moines. D'autres y venaient seulement pour recevoir les enseignements,
s'instruire, etc.. Puis s'en retournaient chez eux. Cela se passe
de la même manière de nos jours. Et c'est ce que nous
voulons continuer à faire.
Q - Rinpoché, pouvez-vous nous parler plus particulièrement
des centres de retraite ? Quelle est leur fonction?
R - Les centres de retraite sont des lieux privilégiés
où l'on peut mener la pratique spirituelle jusqu'à
son plus haut développement,jusqu'à son terme ultime.
Les conditions s'y trouvent rassemblées pour se concentrer
totalement sur une pratique, y consacrer tout son temps afin d'en
obtenir le fruit ; sans quoi, cela est impossible.
C'est pour que ceux qui le désirent puissent mener leur pratique
jusqu'à son accomplissement que nous établissons ces
lieux d'étude et de pratique.
Q - Rinpoché, quel est le rôle des Karma Teksoum
Tcheuling ?
R - Les Karma Teksoum Tcheuling sont les centres directement
connectés à Dhagpo Kagyu Ling, siège personnel
du Gyalwa Karmapa en Europe.
Les KTT sont comme les fils d'une trame tissée par le Gyalwa
Karmapa autour du monde, et que je m'efforce d'élargir. Cet
ensemble comprend des centres dans le monde entier, en Europe, en
Amérique, en Asie et en Australie. Il est important que les
membres de ces centres se sentent reliés les uns aux autres,
comme étant autant de relais de l'activité du Gyalwa
Karmapa.
La tâche des Karma Teksoum Tcheuling est essentielle pour
permettre l'accomplissement du souhait de Karmapa d'apporter le
dharma au plus grand nombre d'êtres. L'énergie déployée
par les membres de ces centres locaux est ce qui donnera son sens
au projet que représente Dhagpo Kagyu Ling et qui rendra
possible la concrétisation du vaste dessein du Gyalwa Karmapa.
C'est pourquoi je requiers ici, de vous tous, d'apporter encore
plus d'énergie et d'efforts à l'accomplissement de
ce dessein. Cela sera d'un grand bienfait pour tous ceux qui vivent
dans ce pays.
Tous ceux qui se sentent unis par ce lien spécifique au
Gyalwa Karmapa devraient, du mieux qu'ils le peuvent, aider à
la croissance des Karma Teksoum Tcheuling, afin qu'ils deviennent
le reflet tangible de la primauté spirituelle du Gyalwa Karmapa.
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